lundi 10 janvier 2011

Histoire secrète des SS 6/6



Joachim Peiper (30 janvier 1915, Berlin - 13 juillet 1976, Traves, France) était un officier de la division blindée 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler. Obersturmbannführer lors de l'offensive des Ardennes en décembre 1944, il fut condamné à mort pour crime de guerre par le tribunal militaire américain de Dachau en 1946 essentiellement pour le massacre de Baugnez commis par le« Kampfgruppe » dont il avait le commandement. Sa peine fut suspendue puis commuée en un emprisonnement de trente-cinq ans. Libéré en décembre 1956, il se retira en France en 1972 et trouva la mort en 1976 lors de l'incendie criminel de sa villa.


Histoire secrète des SS 6/6

Histoire secrète des SS 5/6



Josef « Sepp » Dietrich (28 mai 1892 à Hawangen, district de Memmingen en Bavière – 24 avril 1966 à Ludwigsburg, Bade-Wurtemberg) était un officier nazi de très haut rang (Oberstgruppenführer), jugé et condamné pour crimes de guerre
Il se signale par des atrocités en Ukraine et en Russie, où des villages sont brûlés et des villageois, soupçonnés de ravitailler les Partisans, exécutés en masse. Des massacres de prisonniers sont aussi signalés.


Histoire secrète des SS 5/6

Histoire secrète des SS 4/6


La Waffen-SS (littéralement « arme de l'escadron de protection ») fut la branche militaire de la Schutzstaffel (SS), dont elle constitua l'une des composantes avec l'Allgemeine SS et le Sicherheitsdienst (SD).
Elle fut conçue à l'origine par Heinrich Himmler comme une armée politique, uniquement constituée de nationaux-socialistes convaincus, soumis à de sévères critères de sélection notamment basés sur les théories raciales nazies. Au fil du temps, et surtout à partir de la fin de l'année 1942, elle intégra des troupes de toutes origines, des Volksdeutsche (personnes d'origine germanique mais hors du Reich) dans une première phase, puis des personnes essentiellement issues des pays occupés, de la Belgique à l'Albanie, du Danemark à l'Ukraine, sans se soucier de leur éventuelle origine germanique. Ces unités non-allemandes furent largement majoritaires à partir de 1944, avec près de 700 000 hommes sur un total de près d'un million de membres de la Waffen-SS pendant toute la durée du conflit. Avec des motivations diverses, allant de l'engagement nazi aux conflits ethniques locaux, les unités étrangères de la Waffen-SS furent un appoint important aux opérations militaires allemandes.

Histoire secrète des SS 3/6


Heinrich Luitpold Himmler (7 octobre 1900, Munich - 23 mai 1945, Lüneburg) fut l'un des officiers les plus puissants du Troisième Reich. Il était le maître absolu de la SS (Reichsführer-SS) et le chef de toutes les polices allemandes (Chef der Deutschen Polizei), dont la Gestapo. Il est également considéré comme le Jahrhundertmörder (« meurtrier du siècle ») par certains auteurs allemands. Il s'est suicidé le 23 mai 1945 pour échapper au jugement.
Himmler porta la responsabilité la plus lourde dans la liquidation de l'opposition en Allemagne nazie et dans le régime de terreur qui régna dans les pays occupés. Les camps de concentration et les camps d'extermination dépendaient directement de son autorité, et il mit en œuvre la « Solution finale ».

Histoire secrète des SS 2/6


En mars 1923, Adolf Hitler, président du NSDAP depuis 1921, s'entoure d'une première garde rapprochée, la Stabswache (corps de garde), composée de huit militants de la première heure, dont Rudolf Hess. Après à peine deux mois d'existence et suite à des conflits internes et au départ d'une partie de ses membres, la Stabswache disparaît pour renaître immédiatement sous le nom de Stosstrupp Hitler (peloton de choc Hitler), qui ne comporte toujours qu'une poignée de membres.
En 1925, après l'échec du putsch de la brasserie et l'interdiction du parti nazi, de la SA et de toutes leurs composantes qui suit cette tentative avortée de coup d'Etat, Hitler confie à son chauffeur, Julius Schreck, ancien membre de la Stosstrupp, la création d'une nouvelle garde personnelle, sous la dénomination de Schutzstaffel : la SS est née.

Histoire secrète des SS 1/6


La Schutzstaffel (de l'allemand « escadron de protection » — de genre féminin en allemand) ou la SS est une des principales organisations du régime nazi.
Fondée en 1925, initialement chargée de la protection rapprochée d'Adolf Hitler, la SS devient au fil des années un véritable État dans l'État, accumulant les compétences et les missions et passant d'un groupuscule à une énorme organisation.
Elle joue un rôle à la fois:
  • politique au travers de l'Allgemeine SS (SS générale) ;
  • répressif avec le RSHA ; l'Ordnungspolizei et les camps de concentration ;
  • idéologique et racial via le Lebensborn et l'Ahnenerbe ;
  • militaire après la création de la Waffen-SS.
Elle est aussi l'organisatrice et l'exécutante de la destruction des Juifs d'Europe, que cela soit lors des opérations mobiles de tuerie perpétrées en Pologne et en Union soviétique par les Einsatzgruppen, puis par la mise en place des camps d'extermination.
Entièrement dévouée à Hitler, elle est dirigée pendant la quasi totalité de son existence par Heinrich Himmler.
Traversée par de profondes rivalités internes, en conflit permanent avec d'autres organismes (notamment l'armée) ou diverses personnalités du troisième Reich, dotée d'une organisation complexe, mouvante, accumulant les doubles-emplois et les contradictions, elle n'en est pas moins l'un des instruments les plus efficaces et les plus meurtriers de la terreur nazie.
Lors du procès de Nuremberg, elle est déclarée organisation criminelle.


lundi 13 décembre 2010

Le Krach de 1929 3/3


La diffusion de la crise se fera par deux canaux.
Comme les banques américaines ont alors des intérêts dans de nombreuses banques et bourses européennes et qu'elles rapatrient d'urgence leurs avoirs aux États-Unis, la crise financière se propage progressivement dans toute l'Europe.
Parallèlement, les échanges économiques internationaux subissent de plein fouet d'abord le ralentissement qui commence aux États-Unis, ensuite l'effet négatif des réactions protectionnistes, d'abord des États-Unis, puis de tous les autres pays quand ils sont touchés à leur tour ; la France et le Royaume-Uni tentent de se replier sur leurs colonies, mettant au point la « préférence impériale », interdite lors de la Conférence de Berlin (1885) mais largement pratiquée après 1914.
Les réactions gouvernementales en Europe ne seront pas plus adéquates que celles aux États-Unis. En France la crise sera aggravée par les mesures déflationnistes (baisse des prixet des salaires) des gouvernements Tardieu et Laval, bien que ceux-ci tenteront, de façon limitée, quelques grands travaux (dont l'électrification des campagnes). En Allemagne, le taux de chômage atteint des sommets (plus de 25 % de la population active en 1932), alimentant la désillusion et la colère de la population, et c'est en promettant de régler le problème de la crise qu'Adolf Hitler parvint au pouvoir le 30 janvier 1933.